• Critique de... Confession d'un masque

     

    Critique de... Confession d'un masque

     

    Résumé : Dans ce roman aux résonances autobiographiques, Mishima a peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Il cherche à les dissimuler aux autres et à lui-même. Le récit de son amour pour la sœur d’un de ses camarades nous conduit, à travers les années d’enfance et d’adolescence, vers un dénouement désespéré.

    Critique : Yukio Mishima est un monstre sacré de la littérature japonaise, et Confession d’un masque, publié en 1949, est le roman qui lui a permis d’accéder à la célébrité. On y suit un personnage qui ressemble furieusement à l’auteur lui-même : fragile, malingre, fasciné par la force physique et par la mort, envoûté par la célèbre gravure de Saint-Sébastien, dévoré de l’intérieur par ses passions qu’il estime interdites. Alors qu’au début de son adolescence il se laisse aller à ses fantasmes liés à un de ses camarades nommé Omi, plus tard il tente de passer outre ses penchants homosexuels et d’aimer une fille, Sonoko. Il essaie de s’auto-persuader qu’il a des sentiments pour elle, mais au moment de l’embrasser il est obligé de se rendre à l’évidence : il n’est absolument pas attiré par son corps. Tout au long du roman, on assiste à ses introspections toujours plus poussées sur sa sexualité et sa recherche de normalité. On retrouve dans Confession d’un masque tous les thèmes chers à Mishima : érotisme, incapacité à aimer les femmes, fascination de la mort. Confession d’un masque est le portrait saisissant et personnel d’un alter-ego de Mishima, à lire absolument.


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